Mon Gamin – Pascal Voisine

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Auteur : Pascale Voisine
Edition : Calmann-Lévy
Nombre de pages : 235
Prix : 17.50€


Les éditions Calmann-Lévy nous on gentiment envoyé le premier roman de Pascal Voisine, je vais vous en parler un peu !

Thierry Poivet, 14 ans, passionné de musique, s’apprête à passer ses vacances d’été 1977 dans son petit village natal de Champs-Choisy. Il va les passer avec son meilleur ami, Francis, un handicapé mental d’une trentaine d’année placé dans l’établissement dirigé par le père de Thierry. Cet été sera décisif : entre ses premiers émois d’adolescent et les responsabilités qui vont s’abattre sur lui, la vie de Thierry changera à tout jamais, précisément le jour de la mort du King.
En 2017, Thierry est devenu Marc Adler, un chanteur qui vit maintenant dans l’ombre des studios, et est forcé de revenir sur ce passé douloureux à la mort de sa belle-mère. Il nous emmène à Champs-Choisy avec lui, à la découverte des terribles événements qui ont fait de lui une star reconnue.


Ce roman a été une agréable découverte. Il se lit bien, on s’attache aux personnages et on a envie de savoir ce qui s’est passé de si terrible dans ce tout petit village. L’intrigue est bien menée et Pascal Voisine nous emmène vraiment pas à pas vers les événements de cet été 1977. En plus, le tout parle un peu de musique, et j’aime bien les romans qui parlent de musique.

Toutefois, j’ai été un peu dérangée par deux petites choses. La première est assez délicate, il s’agit des parties narrées par Francis, le meilleur ami de Thierry qui est handicapé mental. Ce qui m’a embêtée, concrètement, c’est l’infantilisation du personnage. On sait qu’il a une trentaine d’année, et qu’il est « débile léger », mais on n’en sait pas beaucoup plus. L’auteur passe très rapidement sur son histoire personnelle et on n’en apprend jamais plus sur son handicap exact. Du coup, j’ai trouvé ses passages narratifs un peu douloureux à lire, dans le sens où on a l’impression qu’un enfant de cinq ans nous parle. C’est très sûrement l’effet recherché et je comprends que c’est évidemment dû à son handicap, mais je pense qu’avec une explication plus concrète, ça serait beaucoup mieux passé.
Le deuxième point qui m’a déplu, c’est la vulgarité de certains passages, pas nécessaire à mon goût. Cela concerne en particulier un personnage, Richard Tannet (dit L’Ange Bleu), biker et fan inconditionnel d’Elvis Presley. J’en ai déduis que sa vulgarité servait à accentuer le trait du personnage, parce que c’est un gros dur plein de muscles qui écoute du rock et fait de la moto ; mais je m’étais fait une bonne idée du personnage sans que ce soit nécessaire de grossir le trait comme l’auteur l’a fait.

Somme toute, j’ai bien apprécié cette lecture. L’intrigue m’a tenue en haleine et s’est même révélée surprenante, alors que je ne m’attendais pas à trouver un petit twist dans ce livre. C’est un bon premier roman, et j’espère que les suivants seront dans la même veine !

Vous l’avez lu ? Qu’est-ce que vous en avez pensé ? Dites-moi tout !

A bientôt, Marina.

 

 

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Bookhaul de Septembre

Faute de lecture acharnée, le mois de septembre a été lourd pour mon porte-feuille…

Entre la reprise des cours, du travail et de tout ce qui va avec, mes lectures personnelles se font rares pour laisser place aux lectures scolaires (qui ne me mettent pas en joie, soyons clairs). Cependant, mon appétit pour la lecture n’a pas diminué.

Je me retrouve donc à la fin du mois de septembre avec pas moins de huit livres supplémentaires à devoir caser dans ma bibliothèque déjà débordante. Je vous fais un petit topo !

 

On commence par les romans avec quatre livres en anglais :

  • All That She Can See de Carrie Hope Fletcher (pas de traduction prévue pour le moment)

C’est le deuxième roman de Carrie Hope Fletcher et après avoir lu On the Other Side, le premier, il me paraissait évident de lire celui-ci. Ce n’est pas du tout la suite, on part sur une histoire et des personnages complètements différents, le seul élément commun étant la petite touche de magie et de fantastique que l’auteure sème dans ses romans.

On retrouve ici Cherry, une pâtissière passionnée par son métier qui fait le bonheur de tous ses clients avec les délices qu’elle leur prépare, mais pas seulement ! Dans chaque pâtisserie, elle ajoute un petit quelque chose (dont elle seule a le secret grâce à son pouvoir particulier), dans le but de rendre les gens heureux, tout simplement. Toutefois, son monde se retrouve chamboulé quand elle s’aperçoit qu’un jeune homme, doté du même pouvoir, s’en sert à des fins beaucoup moins louables qu’elle.

  • The Glorious Heresies de Lisa McInerney (Hérésies Glorieuses en français, aux éditions Joelle Losfeld)

Celui-ci je l’avais mis sur ma liste après avoir lu un post d’une bookstagrameuse (je ne sais plus laquelle, désolée !) qui m’avait bien plu. Je ne connais pas du tout l’auteure, mais elle est Irlandaise et je ne connais pas assez la littérature irlandaise à mon goût, alors ça tombe bien ! Ce livre a aussi reçu le Baileys Women’s Prize for Fiction en 2016, si ça peut être un indicateur, et a reçu énormément de critiques positives des média irlandais.

Ce livre se déroule donc en Irlande, où on suit les destins de quatre personnages. Tous sont liés, d’une façon ou d’une autre, à Maureen Phelan, qui vient de tuer le cambrioleur qui s’est introduit chez elle. Ainsi, on retrouve un dealer d’une quinzaine d’année qui tente d’échapper à une vie de famille brisée, une prostituée qui tente de se sortir de sa situation et de son addiction à la drogue, et le petit fils de Maureen, Jimmy, qui se trouve être l’un des plus redoutables truands de la ville. Tout cela reste assez flou, mais j’aime énormément l’idée de faire se retrouver des personnages qui n’ont, a priori, rien à voir les uns avec les autres.

  • Underground Railroad de Colson Whitehead (chez Albin Michel en France)

Je ne suis pas certaine que ce soit encore nécessaire de le présenter, tant ce roman de la rentrée littéraire a fait parler et écrire ! Je l’avais déjà repéré dans les rayons des librairies irlandaises en avril et avais résisté à la tentation (surtout parce que j’avais un poids de bagage à ne pas dépasser…), mais j’ai finalement craqué, faiblement. J’avoue, j’adore sillonner les Etats-Unis avec les personnages, je trouve toujours cela fascinant. Le sujet du livre est d’autant plus « passionnant », si vous me permettez l’expression.

On suit donc la jeune Cora, qui, au péril de sa vie, tente d’échapper à un « chasseur d’esclaves » avec son ami Caesar. On parcours avec elle les grandes villes des états du sud-est au nord-est du pays, via le fameux « Underground Railroad », sorte de passage secret des esclaves fuyants, qui se matérialise au fil des aventures de Cora.

  • Eleanor Oliphant Is Completely Fine de Gail Honeyman (Eleanor Oliphant va très bien en français, chez Fleuve éditions)

C’est le premier roman de l’auteure et pour le coup c’est une découverte complète. Je l’ai choisi parce qu’il était dans les recommandations des libraires sur le site de Dubray et que le résumé avait l’air sympa !

Eleanor Oliphant est quelqu’un qu’on pourrait décrire comme « socialement inadaptée », elle a tendance à dire tout ce qu’elle pense (que ce soit agréable ou non) et passe sa vie entre son travail et son appartement, où ses soirées et ses week-ends se ressemblent tous. Jusqu’au jour où, avec l’aide d’un de ses collègues, elle va sauver la vie d’un inconnu. A eux trois, ils vont mutuellement se sortir de leur solitude respective, sans forcément s’en rendre compte.


Après les romans, on passe aux BD :

  • Lou ! de Julien Neel, tomes 3 & 4 (aux éditions Glénat)

Encore une fois, a-t-on vraiment besoin de présenter Lou ? Je ne pense pas être la seule à avoir partager une partie de mon enfance avec elle et ses aventures, mais pour les non initiés je vais faire un petit récap’ !

Lou est une jeune fille, collégienne, vivant seule avec sa mère et n’ayant jamais connu son père. Elle partage sa vie entre ses amies, son chat, et sa mère avec qui les rôles ont tendance à être échangés. Julien Neel nous embarque dans la vie de Lou, à laquelle il est facile de s’identifier. J’aime beaucoup les dessins, l’humour qu’on trouve au fil des pages et les personnages stéréotypés juste ce qu’il faut pour être drôle.

  • Le Soufflevent de Xavier Colette et Andoryss, tome 3 (aux éditions Delcourt)

Cette BD je l’ai découverte il y a quelques années, quand je travaillais en bibliothèque. J’étais tombée sur le tome 1 un peu par hasard, ma collègue avait besoin d’aide pour faire son choix dans les nouveautés et je trouvais les dessins vraiment cools, alors je me suis laissée tenter ! Et je n’ai pas regrettée, j’ai été plongée dans l’histoire et dans l’univers.

Le Soufflevent est l’une des inventions du Professeur Traveler, le père de Coline. Cette invention permet de créer du vent, des tempêtes et d’autres dégâts climatiques si elle n’est pas sous contrôle. A la mort de son père Coline hérite de ses inventions, dont le Soufflevent, très prisé par l’armée et les pirates. En pilote aguerrie, elle décide alors de s’enfuir par les airs pour protéger l’héritage de son père. Elle part à l’aventure en compagnie de son chat ailé, Typhon, une autre invention de son père. Évidemment, ce voyage ne sera pas de tout repos.

  • Mon Ami Dahmer de Derf Backderf (aux éditions Ça et Là)

J’ai commencé par lire Punk Rock et Mobil Homes, du même auteur, après être tombée dessus au salon du livre de Paris. On m’avait conseillé Mon Ami Dahmer, mais j’ai préféré prendre l’autre parce que le sujet me parlait plus sur le moment. De toute évidence, ça m’a bien plu puisque je suis allée acheter la deuxième !

Dans cette BD, l’auteur nous parle d’une rencontre… improbable ? Il nous raconte son enfance/adolescence dans une petite ville de l’Ohio et sa rencontre avec Jeffrey Dahmer, qui sera plus tard connu sous le nom du « Cannibale de Milwaukee ». Ils ont traversé ensemble « l’épreuve » du lycée dans une petite ville américaine au début des années 1970 et se sont liés d’amitié pour faire face. Ainsi, à travers les yeux de l’auteur, on apprend à connaître cet adolescent solitaire et étrange, pour ensuite découvrir qu’il s’agit d’un tueur en série. Il est prévu que cette BD soit adapté en film, prions pour qu’ils en fassent quelque chose de bien !


Maintenant que je vous ai présenté tous ces livres que j’ai extrêmement envie de lire (tous en même temps, oui!), je vais retourner à ma lecture (passionnante…) de Goethe, de Flaubert et de Michel Butor et attendre patiemment (ou pas) les vacances.

Si vous en avez lus parmi la sélection, n’hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé !

A bientôt, Marina.

 

Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

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Auteur : Durian Sukegawa
Edition : Livre de poche 
Nombre de pages : 224
Prix : 6.90€

 


 

« Écoutez la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges qui accompagne les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.


 

J’ai choisi ce livre un peu par hasard. Il était sur la table « Japon » nouveauté du rayon poche de la librairie où je travaille. Personne dans l’équipe ne l’avait encore lu, je l’ai donc attrapé avant de partir un soir. Je n’avais jamais lu d’auteur japonais et ce court roman me paraissait être une bonne entrée en matière.

Le résumé m’a fait penser que l’histoire serait plutôt légère et poétique. J’avais seulement raison pour le côté poétique de ce roman, il faut dire que Durian Sukegawa est un poète qui a, entre autre, fondé « La Société des poètes qui hurlent » alliant lecture de poèmes et musique punk. Sous couvert d’une écriture délicate, l’auteur aborde le thème de la lèpre qui a touché le Japon durant la première moitié du 20e siècle. Je ne vous en direz pas plus à ce sujet, mais l’auteur traite cette thématique de façon très humaine et poétique mais aussi très réaliste. Malgré le fait que cette maladie ait maintenant disparue du Japon, les anciens malades ont du mal à réintégrer la société actuelle et retrouver une vie « normale ». Ils sont victimes de discrimination, la lèpre ayant laissée des traces sur leur corps. Durian Sugekawa évoque le quotidien de lépreux dans les sanatorium de manière très simple et douce sans jamais tomber dans le voyeurisme morbide et sans porter de regard moralisateur. Au lecteur de ce faire sa propre opinion quand aux conditions de vie des malades.

Même si les deux personnages principaux ont un passé plutôt sombre, ils n’en restent pas moins extrêmement attachants. Tokue, la vieille dame aux doigts crochus, a un côté très sage et spirituel. Elle accorde l’importance à chaque petits détails de la vie, ce qui fait une personnage très optimiste. C’est ce côté très lumineux de sa personnalité qui va éclairer la vie terne de Sentarô, l’employé de la petite échoppe de dorayaki. Le lecteur va voir cet homme taciturne s’ouvrir de plus en plus et se passionner pour la pâtisserie et l’échoppe, au point de plus l’envisager comme une prison. Car en effet l’homme, travaille dans l’échoppe pour rembourser une dette au patron. Il a associe ce travail à une prison, jusqu’à l’arrivée de Tokue.

Evidemment, je ne peux pas finir cet article sans parler de cette fameuse pâtisserie, le dorayaki, qui est le ciment de ce roman et de l’amitié entre les personnages. J’ai beaucoup aimé tout les passages de description de la préparation de la pâte, l’attention et la douceur quand Tokue cuisine. J’avais l’impression de sentir l’odeur des dorayaki sortir des pages du livre. Ça m’a donné envie de goûté ces pâtisseries japonaises.

Les délices de Tokyo est un livre très poétique qui aborde un sujet délicat tout en finesse, alliant douceur et réalisme. Je le conseille à tout le monde et c’est notamment un bon roman pour découvrir la littérature japonaise contemporaine.

 

Rebecca – Daphné du Maurier

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Auteur : Daphné du Maurier
Edition : le livre est publié par plusieurs maisons d’édition. J’ai opté pour la version de poche de « Livre de poche » 
Nombre de pages : 632
Prix : 8.30€

 


 

Un manoir majestueux : Manderley. Un an après sa mort, le charme noir de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse, jeune et timide,  de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir ?

 


Mon Avis

 

Cela faisait un petit moment que je voulais me plonger dans l’univers de Daphné du Maurier et plus particulièrement découvrir Rebecca. Etudier un extrait de l’adaptation cinématographique d’Hitchcock en cours m’a convaincu de me plonger dans ce roman.

Le personnage principal du roman, dont on ne connaîtra jamais le prénom, est une jeune fille plutôt simple et naïve qui croise la route du mystérieux Maxim de Winter. Le deux amoureux vont très vite se marier et emménager à Manderley, l’imposant manoir anglais que possède Maxim. Très vite la jeune femme se rend compte que sa présence fait tâche dans la demeure, elle se sent très mal à l’aise et la gouvernante fait tout pour lui rappeler que sa place n’est pas ici. En effet cette dernière voue  un culte à l’ancienne maîtresse des lieux, feu la femme de Maxim, Rebecca qui est décédée dans un accident de bateau.

Ce qui était le début d’un rêve pour la jeune épouse se transforme très vite en un cauchemar suffocant et anxiogène tant la présence de Rebecca se fait ressentir à chaque instant. L’atmosphère peut faire penser à une histoire de fantôme ; un grand manoir, un parc non entretenu et donc une végétation très sauvage, des fenêtres qui s’ouvrent toutes seules, le bruit des vagues qui se brisent sur les falaises, une présence quasi fantomatique. C’est ce côté roman gothique et l’atmosphère lugubre qui m’ont beaucoup plu.

Tout le roman est très mystérieux, du fait que le récit est à la première personne par la seule voix de l’héroïne qui est plutôt mièvre et très impressionnable. De ce fait tout ce qui est raconté et décrit est discutable. En effet la jeune femme est très vite livrée à elle-même dans cette très grande propriété. Elle s’ennuie, se pose beaucoup de question sur l’attitude évasive de son mari, et se compare beaucoup à Rebecca. La gouvernante ne cesse de lui faire comprendre qu’elle n’arrive pas à la cheville de l’ancienne femme de Maxim, qui était d’une beauté éblouissante et pourvue de nombreuses qualités. Notre jeune héroïne est donc dans un état psychologique plutôt instable, ce qui pourrait déformer sa vision des choses. Mais comme elle est la seule narratrice, le lecteur n’a pas d’autre source d’information.

Malgré cet univers malsain, la jeune femme devient de plus en plus mature et forte au fil des pages. Ce qui m’embête légèrement c’est que cela survient après que son mari change d’attitude et se rapproche d’elle. Je peux comprendre qu’avoir le soutien de l’être aimé pousse l’héroïne à être plus affirmée, mais je trouve dommage qu’elle ne s’en rende pas compte d’elle-même après tout ce qu’elle traverse.

Malgré ce tout petit point négatif, Rebecca reste un très bon roman à l’ambiance très fantomatique que j’ai beaucoup apprécié. Mention spéciale pour la fin que j’ai trouvé parfaite!

Everybody Knew / Dans l’enfer de l’orphelinat – Michael Clemenger

Auteur : Michael Clemenger
Edition : Ebury Press / Les éditions de l’Archipel (Archipoche)
Publié en 2009 sous le titre Holy Terrors, puis en 2012 sous le titre Everybody Knew
Nombre de pages : 384
Prix : £6.99 / 7,65€

 

Pour la chronique d’aujourd’hui, je dois remercier Marina (ma meilleure amie), car c’est son livre qui m’a servi de support. Voilà comment elle me l’a présenté : « Ce livre est révoltant, il m’a fait chialer, lis-le. »
Bon, elle m’a aussi raconté l’histoire en gros, mais je crois que l’aurais lu de toute façon.

Je vais vous en dire un peu plus, parce que j’imagine que vous n’avez pas le même confiance aveugle que moi !

 

L’auteur, Michael Clemenger, nous raconte son enfance (et toute sa vie jusqu’en 2009 d’ailleurs) et les « joies » des monastères et couvents Irlandais des années 1950 et plus.
Né en 1950, il a été placé au couvent de Sainte Philomena, à Dublin, où il a vécu les huit premières années de sa vie avec les Soeurs ; sa mère ne pouvant pas l’assumer et son père étant inconnu. Il a donc grandi dans un milieu austère et froid, littéralement. Les Soeurs n’avaient aucune attention à lui porter, encore moins d’affection, sans parler d’amour.

A 8 ans, elles l’envoient dans le comté de Kerry, dans le Sud-Ouest de l’Irlande, chez les Frères du monastère Saint Joseph. Il se retrouve entouré de garçons de 6 à 16 ans, soit dans la même situation que lui (illégitime donc…), soit issus de familles trop nombreuses. C’est à ce moment que les choses se corsent pour lui. Comme si sa situation n’était pas suffisamment compliquée, il se fait persécuter par les garçons plus vieux et par les Frères, surtout deux d’entre eux qui se « battent » pour sa « protection » (sans parler des abus physiques réguliers d’à peu près tous les Frères). Il vit dans la peur constante, se demandant sans cesse quand aura lieu le prochain passage à tabac, le prochain viol. Bien qu’il ait conscience que ce qui se passe dans le monastère n’est pas normal, il est impuissant face à la situation, tout comme les milliers d’autres enfants qui ont subi les même sévices que lui pendant des décennies.

A 16 ans, il est considéré comme assez responsable pour s’en sortir dans la vie, et donc mis à la porte du monastère. Les Frères prennent tout de même le soin de lui trouver un travail dans la cuisine d’un hôtel, avec une gérante tout aussi charmante qu’eux. Malgré tous les désavantages avec lesquels il a commencé sa vie d’adulte, Michael Clemenger n’a jamais (ou presque) cessé de se battre pour s’en sortir, se construire un avenir, une vie. Et il y est arrivé, avec succès, malgré des années de questionnement, doutes, erreurs.

 

Petite précision sur le contexte

Il est important, avant de lire ce livre peut-être, de comprendre l’impact de la religion en Irlande, et de ce genre d’institutions. Loin de moi l’idée de juger qui que ce soit, il me paraît toutefois nécessaire d’en parler, étant donnée que c’est le sujet principal de ce livre.

La religion catholique, dans ce pays, est encore très présente. Toute son histoire repose dessus, et des choses qui nous paraissent acquises depuis longtemps, pour nous, jeunes Français, ne le sont pas en Irlande à cause de l’omniprésence de la religion. Contraception, avortement, mariage (et donc divorce) : tous ont été des sujets tabous jusque très récemment.

Pendant des décennies les couvents ont accueillis des jeunes femmes qui avaient « déshonorer leurs familles », parce qu’elles étaient tombées enceintes avant de se marier, parce qu’elles avaient été victimes de viol, parce qu’elles attiraient trop les garçons, parce qu’elles refusaient d’obéir à leurs parents, parce qu’elles étaient orphelines. Les monastères étaient occupés par des garçons avec le même profil que ces jeunes filles.

A priori, la manière la plus simple (ou la plus normale, je ne sais pas…) de gérer et de discipliner tous ces jeunes gens était de les maltraiter. De les abuser physiquement et moralement. Tout le monde le savait et personne ne disait rien. Parce que ces hommes et ces femmes qui vouaient leur vies à Dieu ne pouvaient décemment pas avoir un mauvais fond. Ils savaient ce qu’ils faisaient. Il en est aussi question dans ce livre.

Pour vous donner un petit aperçu plus concret de la situation, le dernier couvent de ce genre a fermé en 1996, il y a tout juste 20 ans. C’est un sujet qui reste encore tabou en Irlande aujourd’hui. On retrouve encore des ossements humains, surtout d’enfants, autour de ces couvents, dans des endroits qui ne sont pas censés être des cimetières. Des excuses publiques de l’Etat ont été prononcées à plusieurs reprises, mais leur implication dans tout ça reste encore floue, dans le sens où ils n’assument pas vraiment. Cet aspect-là aussi est évoqué dans le livre.

 

Mon avis

Ce qui m’a plu dans ce livre, en dehors du sujet intéressant, c’est la façon dont l’auteur raconte son histoire. Il ne passe pas par quatre chemins, il dit les choses telles qu’elles sont et telles qu’il les a vécues, aussi dures soient-elles. Parfois ça en est même déconcertant. Il parle de chose graves avec une telle naïveté et une telle normalité, celles d’un petit garçon dont ces choses révoltantes sont le quotidien.

Ce qui m’a plu aussi, c’est la fin qui est tout sauf larmoyante (je ne sais pas vous spoiler, ne vous inquiétez pas !). Personnellement, je n’ai pas pleuré, mais j’ai souvent été choquée. Du genre à poser mon livre deux minutes, le temps de digérer ce que je venais de lire, ou à envoyer des passages entiers à Marina pour en discuter avec elle.

Encore une fois, je ne juge personne, croyez ce en quoi vous voulez, du moment que ça vous rend heureux ! Je constate seulement des faits qui sont dans le livre, et qui, pour moi, donnent la gerbe.

 

Alors oui, ce livre est révoltant, il fait chialer (les plus sensibles), lisez-le !

 

Marina.

Bookhaul de fin de stage

IMG_1232Après avoir passé deux mois dans une librairie pour mon stage de fin d’année, j’avais fait une sélection mentale de livres que je voulais. Evidemment j’ai pas pu tout acheter mais c’est pas l’envie qui manquait! Pour cet été j’ai décidé de rattraper un retard en littérature classique et de lire quelques livres de littératures classiques.

– J’ai choisi Anna Karénine de Tolstoï. J’ai déjà lu Guerre et Paix il y a quelques années et j’avais beaucoup aimé. Avec ce livre, je souhaite poursuivre ma découverte des œuvres de Tolstoï!

Anna Karénine est une jeune femme mariée à Alexis Karénine, fidèle et mère d’un jeune garçon Serge. Anna Karénine se rend à Moscou chez son frère Stiva Oblonski. En descendant du train, elle croise le comte Vronski. Anna tombe amoureuse de Vronski, cet officier brillant, mais frivole. Elle lutte contre cette passion et finit pourtant par s’abandonner avec un bonheur coupable au courant qui la porte vers ce jeune officier.

Rebecca de Daphné du Maurier – Je l’ai pris pour son ambiance qui l’air sombre à souhait (et aussi parce que je me suis laissée influencé par bookstagram!)

Un manoir majestueux: Manderley. Un an après sa mort, le charme obscur de l’ancienne propriétaire, Rebecca de Winter, hante encore le domaine et ses habitants. La nouvelle épouse, jeune et timide, de Maxim de Winter pourra-t-elle échapper à cette ombre, à son souvenir?

Notre-Dame-de-Paris de Victor Hugo – Je pense que celui-ci se passe de présentation. J’avais vraiment envie de découvrir l’oeuvre de Victor Hugo. J’ai décidé de commencer avec NDP car je connais que le dessin animé de Disney et je voulais lire l’histoire originale.

Le Rouge et le Noir de Stendhal – J’avais également à cœur de découvrir ce grand classique que je n’ai pas étudié au lycée. On y suit l’ascension sociale de Julien Sorel à l’époque de la Restauration.

Le Rouge et le Noir c’est le roman de l’énergie, celle d’un jeune homme ardent, exigeant et pauvre dans la société de la Restauration. Julien est le délégué à l’énergie provinciale, le délégué du talent à la carrière, des classes pauvres à la conquête du monde.

Histoires Extraordinaires d’Edgar Alan Poe – C’est un recueil de nouvelle traduit par Baudelaire. J’aime beaucoup l’univers sombre d’Edgar Alan Poe, il y a une frontière flou entre la réalité et la fantastique dans ses nouvelles que j’apprécie énormément.

Vous avez déjà lu un de ces livres? Vous en avez pensé quoi? Dites moi tout! 🙂

Cinq livres qui vous couperont le souffle

Il y a des livres qui vous laisse sans voix lorsque le renfermez, ce sont mes préférés! Lorsque l’auteur vous balade tout au long du roman et à la fin BAM! Retournement de situation totale, vous vous mettez à repenser à l’histoire en essayant de réfléchir aux détails que vous auriez loupé.

Voici une petite liste des livres avec un « plot twist » qui ne vous laisseront pas indifférents!

  • Tous les livres de Gillian Flynn

The Complete Gillian Flynn Collection | #BirchboxBookClub | A Mom Less ...

Gillian Flynn est une excellente auteure qui a écrit Les Apparences, Les lieux sombres et Sur ma peau (et une nouvelle Nous allons mourir ce soir) publié en France aux éditions Sonatine. Les trois romans sont des thrillers où la famille tient une place centrale dans chaque intrigue. Le modèle est souvent le même; une disparition ou un meurtre, une petite ville américaine, des secrets de famille et une enquête mené par le personnages principale. Que demander de plus?

Les Apparences (adapté au cinéma par Fincher sous le nom de Gone Girl):

Amy, une jolie jeune femme au foyer, et son mari Nick, propriétaire d’un bar, forment, selon toutes apparences, un couple idéal. Ils ont quitté New York deux ans plus tôt pour emménager dans la petite ville des bords du Mississipi où Nick a grandi. Le jour de leur cinquième anniversaire de mariage, en rentrant du travail, Nick découvre dans leur maison un chaos indescriptible : meubles renversés, cadres aux murs brisés, et aucune trace de sa femme. Quelque chose de grave est arrivée. Après qu’il a appelé les forces de l’ordre pour signaler la disparition d’Amy, la situation prend une tournure inattendue. Chaque petit secret, lâcheté, trahison quotidienne de la vie d’un couple commence en effet à prendre, sous les yeux impitoyables de la police, une importance inattendue et Nick ne tarde pas à devenir un suspect idéal. Alors qu’il essaie désespérément, de son côté, de retrouver Amy, il découvre qu’elle aussi cachait beaucoup de choses à son conjoint, certaines sans gravité et d’autres plus inquiétantes. Si leur mariage n’était pas aussi parfait qu’il le paraissait, Nick est néanmoins encore loin de se douter à quel point leur couple soi-disant idéal n’était qu’une illusion.

Sur ma peau

La ville de Wind Gap dans le Missouri est sous le choc : une petite fille a disparu. Déjà, l’été dernier, une enfant avait été sauvagement assassinée… Une jeune journaliste, Camille Preak, se rend sur place pour couvrir l’affaire. Elle-même a grandi à Wind Gap. Mais pour Camille, retourner à Wind Gap, c’est réveiller de douloureux souvenirs. A l’adolescence, incapable de supporter la folie de sa mère, Camille a gravé sur sa peau les souffrances qu’elle n’a pu exprimer. Son corps n’est qu’un entrelacs de cicatrices…  On retrouve bientôt le cadavre de la fillette. Très vite, Camille comprend qu’elle doit puiser en elle la force d’affronter la tragédie de son enfance si elle veut découvrir la vérité…

Les lieux sombres:

Début des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans leur ferme familiale. Rescapée par miracle, la petite fille désigne le meurtrier à la police, son frère Ben, âgé de 15 ans. Ce fait divers émeut tout le pays, et la jeune Libby devient un symbole de l’innocence bafouée. Vingt-cinq ans plus tard, alors que son frère est toujours derrière les barreaux, Libby, qui ne s’est jamais remise du drame, souffre de dépression chronique. Encouragée par une association d’un type très particulier, elle accepte pour la première fois de revisiter les lieux sombres de son passé. C’est là, dans un Middle West désolé, dévasté par la crise économique et sociale, qu’une vérité inimaginable commence à émerger.

  • Intérieur Nuit de Marisha Pessl

Intérieur nuit de Marisha Pessl - Le blog de Violette

Ce livre est un véritable page-turner! L’ambiance y est sombre à souhait! A l’intérieur du livre on trouve de pages de site internet, des morceaux de papiers griffonnés, des photos, … Si vous aimez les morts mystérieuses, un soupçon de paranormal et le cinéma, ce livre est pour vous!

Résumé:

Par une froide nuit d’octobre, la jeune Ashley Cordova est retrouvée morte dans un entrepôt abandonné de Chinatown. Même si l’enquête conclut à un suicide, le journaliste d’investigation Scott McGrath ne voit pas les choses du même œil.
Alors qu’il enquête sur les étranges circonstances qui entourent le décès, McGrath se retrouve confronté à l’héritage du père de la jeune femme : le légendaire réalisateur de films d’horreur Stanislas Cordova – qui n’est pas apparu en public depuis trente ans. Même si l’on a beaucoup commenté l’œuvre angoissante et hypnotique de Cordova, on en sait très peu sur l’homme lui-même. La dernière fois qu’il avait failli démasquer le réalisateur, McGrath y avait laissé son mariage et sa carrière. Cette fois, en cherchant à découvrir la vérité sur la vie et la mort d’Ashley, il risque de perdre bien plus encore…
Jouant avec les codes du thriller, incluant dans son récit des documents, photographies, coupures de journaux ou pages web, Pessl nous entraîne dans une enquête vertigineuse autour de Stanislas Cordova et de sa fille, deux êtres insaisissables attirés par l’horreur et le mal.

  • La vérité sur l’affaire Harry Québert – Joël Dicker

On ne présente plus ce livre! Une petite ville, des secrets, la découverte d’un corps d’une jeune fille disparue il y a 25 ans et un auteur très curieux!

Résumé:

À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente: il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ?

SensCritique Livres Roman La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert

 

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